Book Léonide Bourges

Book front cover

This book, bilingual French/English, written by Christian Dauchel, is the biography of Léonide Bourges. Discreet and talented painter and engraver. She started her career in Ecouen, near Pierre Edouard Frère, before going to meet her mentor, Charles Daubigny, in Auvers-sur-Oise.

This book weighs 180 g, measures 21cm x 24 cm.

 Ex works price : 21 Euros
S&H costs :
Europe : 5 Euros
Outside Europe : 9 Euros

Ways of payment:
– Via check issued by a French bank, payable to “L’Ecole d’Ecouen”, sent to:
Association “L’Ecole d’Ecouen”, Hotel de ville, place de la Mairie, 95440 – Ecouen, France.
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Alexey Bogolyubov

Poméranie (Russie) 16 mars 1824 – 27 octobre 1896, Paris

 Peintre de marines à ses débuts et après une brillance carrière en Russie, il voyage en Europe entre 1854 et 1860. A cette occasion, Il devient l’élève de Thomas Couture (1815-1879) et de Eugène Isabey (1803-1886) qui lui fera découvrir la Normandie où nous trouvons trace de son passage en 1857.

C’est d’ailleurs en Normandie, à Veules-les-Roses et dans ses environs, qu’il se fait particulièrement connaître pour ses paysages et ses marines. Le village en garde encore aujourd’hui la mémoire.

Il revient ensuite à Paris en 1873 où il y reçoit ses amis peintres russes, dont Ilya Repine (1844-1930). Il se lie d’amitié avec Charles Daubigny (1817-1878), Jean-Baptiste Corot(1796-1875) et quelques peintres de Barbizon.

Il sillonne également notre département, à la recherche de paysages intéressants. Il pose son chevalet à l’Isle-Adam, à Mériel, à Auvers, à Villiers-le-bel, mais surtout à Ecouen où réside entre 1880 et 1883. Il y réalise 10 tableaux, presque tous datés de 1880, dans lesquels il figure parfois.

 De retour en Russie, in fonde à Saratov, grand port sur la Volga, le musée Radishchev, d’après le nom de son grand-père, ouvert au public le 25 Juin 1885. Y sont exposées un très grand nombre de ses toiles ainsi que certaines de Camille Corot, Auguste Rodin, Ilya Repine et de nombreux autres peintres russes de renom.

Automne à Ecouen
Champ à Ecouen 1880
Passage à Ecouen
Musée Radishchev
Automne à Ecouen
Pont à Ecouen
Environs de Paris Ecouen 1880
Peintre à Ecouen

Charrin

Pierre Joseph Charrin: 1784-1863

Après des emplois de fonctionnaire, il devient chansonnier et fait partie des joyeux drilles qui fréquentaient les « Dîners du caveau moderne » et des « Soupers de Momus ». Moins connu que Bérenger, il a laissé un très grand nombre de chansons et des pièces de théâtre. Il s’installe à Ecouen en 1844 dans la propriété Adeline, où il meurt en 1863. Il est enterré au cimetière d’Ecouen. Un des peintres de l’Ecole d’Ecouen, Luigi Chialiva habitera dans la même demeure quelque temps après.

Pierre-Joseph Charrin
Affiche de Amour, honneur et devoir
Almanach théatral 1814

de Lanessan

Jean Louis de Lanessan: 1843-1919 (homme d’état et naturaliste)

Scientifique de formation, il publie jusqu’à la fin de ses jours un grand nombre d’ouvrages. Il se lance en politique en 1879 et devient député en 1881, à l’extrême gauche. Il se marie à Ecouen en 1885, où il acquiert une vaste maison de campagne. En 1891, il est nommé Gouverneur général d’ Indochine, jusqu’en 1894. En 1896 il reçoit à Ecouen le président Felix Faure. Deux ans plus tard, il devient député de Lyon, radical, où il devient l’ami d’Antoine Lumière, le père des inventeurs du cinéma: nous lui devons le portrait de de Lanessan qui figure dans la pinacothèque de la mairie d’Ecouen. Une rue de Champagne au Mont d’or porte son nom. En 1899, il est nommé ministre de la Marine dans le cabinet Waldeck-Rousseau, jusqu’en 1902 . Sa carrière politique s’arrête en 1914. On lui doit, à Ecouen l’Hôtel des Postes. Il est enterré avec son épouse au cimetière de la commune.

 

de Lanessan
Portrait de_Lanessan
Livre de_Lanessan

Gustave Fraipont

St-Josse-ten-Noode (Bruxelles) Belgium, 9 Mai 1849 – 29 Avril 1923, Paris

Gustave Fraipont fut l’élève de Henri Hendrickx (1817-1897 ?).
Après la guerre de 1870, à laquelle il participe du côté Français, il est naturalisé Français.
Il débute au Salon de Paris de 1877 avec des lithographies et y reçoit une médaille en 1882.
Résidant à Paris, il expose au Salon des Artistes Français de 1882, puis à tous les salons de 1896 à 1910.
Dès 1883, Gustave Fraipont se spécialisa dans l’art de l’aquarelle.

Gustave Fraipont est professeur de dessin aux maisons d’éducation de la Légion d’Honneur d’Écouen et de Saint-Denis. On lui doit, entre autres, une intéressante peinture du château d’Écouen.

Gustave Fraipont travaille comme illustrateur de livres et de partitions musicales. Il réalise de nombreuses affiches pour les compagnies de chemin de fer de l’Ouest et du Nord et pour quelques théatres. Il collabore à de nombreux journaux et revues, en particulier Le courrier Français et Paris illustré. Il exécute une importante série de dessins pour la collection Maggi et des dessins sur le vieux Paris et la Seine-et-Oise. Pour la revue L’illustration, il crée plusieurs compositions sur les monuments endommagés par la guerre.

Gustave Fraipont est aussi un écrivain. Il écrit des traités sur les différentes techniques de dessins à l’usage de tous où il se distingue par la qualité de son écriture et la clarté de ses explications. Il publia également des livres pour enfants. Entre 1894 et 1904, il illustra de nombreux livres concernant les montagnes de France.
Rarement artiste a construisit sa renommée dans des domaines aussi nombreux que variés.

En 1896, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur et, en 1905, peintre de la marine. Les peintres de la marine ont le privilège de pouvoir ajouter une ancre de marine à leur signature.

Il est permis de penser qu’étant professeur de dessin à la Maison d’Écouen, il fut en contact avec les artistes de la Colonie des peintres.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXe siècle »

Gustave Fraipont
A l'ami Ducros_1889
Projet décor éventail
Projet décor éventail
Projet décor éventail

Mary Louisa Stone

New York, 23 Avril 1839 – New York, 2 Octobre 1927

Mary L. Stone est née à New York dans une famille très aisée. Son père, Joël Stone, était un important importateur mandataire à New York City. La famille vivait sur Barclay Street, dans le bas de la ville. Elle était la dernière de quatre enfants, ayant trois frères plus âgés qu’elle : Joël, né en 1827 qui s’établit en Angleterre, Charles Francis, né en 1834 qui voyagea en Europe, étudia à Harvard et devint un avocat à la « G B’s Oxford University branch » de New York. Parmi ses clients, il avait Thomas Edison (1847-1931) qu’il aida financièrement dans ses recherches très fructueuses concernant l’électricité. Sa famille et lui menaient grand train dans la Haute Société. Ensuite vint Robert, né en 1838, qui étudia la médecine puis s’installa comme médecin en Californie.
En 1844, suite au décès du père de Mary L. Stone, sa mère s’installa à Nice (à cette époque appartenant au Royaume de Sardaigne) avec ses trois enfants pour rejoindre son oncle qui y était en poste comme Consul des États-Unis.
La mère de Mary L. Stone revint aux US et, peu après son décès dans le Connecticut en 1854, Mary fut envoyée dans la très prestigieuse « Miss Porter’s School » de Farmington, très chic école de cet état. Pour information, Jacqueline Bouvier (1929-1994), future Première Dame des États Unis, a également étudié dans cette école.

Dans les années 1860, Mary L. Stone illustra au moins neuf livres d’enfants. En 1870, elle intégra les éditions du « Riverside Magazine ». Elle illustra, au côté de dessins de Wilhelm Pedersen (1820-1859), deux éditions américaines des livres de Hans Christian Andersen (1805-1875).

En 1863, Mary L. Stone loua un studio au troisième étage d’un immeuble de NYU (New York University), abritant la « National Academy of Design ». L’installation d’une femme en ces lieux était surprenante. Les résidents, tous masculins, eurent une réaction très réticente mais le soutien de son professeur, Edwin White (1817-1877), l’aida à y justifier sa présence.
Un article dans « Greenwich Village History Interesting People, Interesting Places » indique que, jusqu’en 1860, les femmes n’étaient pas admises dans la bibliothèque de l’université. Aucune mixité n’était admise entre les étudiants et dans les parties communes.
A première vue, on peut penser que son installation au troisième étage correspondait à un désir de contingenter les femmes dans une seule partie du bâtiment mais, en fait, il semblerait qu’elle ait choisi cet emplacement car il était voisin de celui de son Professeur, Edwin White. En ceci, elle suivait les pas d’artistes comme Daniel Huntington (1816-1906), étudiant à l’université et voisin de Samuel F. B. Morse (1791-1872) qui fut, par deux fois, président de la « National Academy of Design ».

Durant les années 1868 – 1870, Mary L. Stone eut un succès non négligeable.
En 1868, année où elle quitta son studio de NYU, une publication universitaire, The Ladie’s Repository, fit la promotion de son travail en écrivant : « Mlle Stone montre beaucoup de fantaisies et un œil exercé pour assembler une composition et se trompe rarement dans la reproduction d’une figure humaine ».
Cette même année 1868, dans un article appelé « History of Greenwich Village » de la revue de NYU, il est indiqué qu’elle partit pour s’installer quelques temps à Écouen.
Il parait probable que Mary L. Stone y séjourna jusqu’au début de la guerre de 1870 mais nous n’en avons aucune preuve.
En 1873, le Harper’s Weekly Magazine publia ses illustrations concernant la période de reconstruction de la Caroline du Nord.
Cinq années plus tard, l’écrivain et artiste Horace Judson Rollin (1845-1935), dans son livre « Studio Field and Gallery Manual of Painting : A manual of painting for student and amateur », nomma Mary L Stone, au côté de Mary Cassatt, comme méritant une mention spéciale dans la liste des artistes féminines. Peu de temps ensuite, en 1878, elle retourna rejoindre la Colonie des peintres d’Écouen.

Mary L. Stone exposa, au Salon de Paris, en 1878 une aquarelle « La malle de grand-père« , en 1879 une toile « L’Angélus », en 1880 une toile « Les enfants du village » et en 1881 une aquarelle « Le repos« .

En 1880, elle vivait chez son frère, Charles Francis Stone. Il aménagea une tourelle pour Mary dans une maison de vingt pièces. John James Audubon (1785-1851) l’avait fait construire pour son fils. Charles Francis Stone était à la tête d’une grande famille incluant neuf enfants. Dans la famille Stone, Mary, était appelée « Aunt Polly » (Tante Polly).

En 1881,  Cornelia Conant (env. 51 ? – 1935) et Mary L. Stone étaient ensemble à Écouen. En février de cette même année, elles écrivirent, dans leur livre de voyage : « nous voyons de nombreuses belles choses, comme des tapisseries anciennes, de fantastiques meubles, des bronzes, des porcelaines chinoises originales ». Toutes ces belles choses ont été détruites par les Prussiens pendant la guerre de 1870.

Cette même année 1881, un journaliste du New York Times écrivit : « Une grande quantité de peintures de Mary L. Stone fut expédiée en Amérique ce qui a grandement aidé pour faire reconnaitre, des deux côtés de l’Atlantique, la réputation de ce pays à produire des artistes de qualité ».

En 1885, Cornelia Conant publia 10 pages dans le magazine « Harper’s New Monthly » concernant sa visite à Écouen en compagnie de Mary L. Stone.

De retour à New York, Mary L. Stone habita sur 12th Street and Fifth Avenue South, proche de Cornelia Conant qui vivait à Brooklyn.
En 1895, elle créa, avec Victoria Earle Matthews (1861-1907), née en esclavage, une organisation éducative appelée « The White Rose Mission for Working Colored Girls ». Les réunions de direction se tenaient dans la maison de Mary L. Stone. Elle a toujours été membre bienfaitrice et l’année de ses quatre-vingt ans, elle devint présidente de « White Rose Society ».

Elle n’a jamais été mariée et n’a pas eu d’enfant.

Les Funérailles de Mary L. Stone, le 4 octobre 1927, se sont déroulées en l’église St. George Episcopalian de New York. Une chorale noire a chanté, durant le service, un vieux negro spiritual bien connu : « Swing low sweet chariot ».
Elle est enterrée près de son frère, au cimetière Greenwood de Brooklyn (lot 2470, section 22).

En 2019, un tableau en bon état de Mary L. Stone, peint en Normandie, représentant une femme et ses enfants, a été vendu par la prestigieuse galerie londonienne Thomas Agnew & Son.

Mary L. Stone était une femme qui avait pris en mains sa propre carrière. Cependant, durant tout le siècle passé, son nom a été oublié d’être mentionné dans la liste des artistes ayant vécu dans l’enceinte de l’Université.
Il est temps, au XXIème siècle, de replacer Mary L. Stone parmi les plus grands artistes de son époque.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXe siècle »

Portrait jeune par Mary Hallock
 Les 80 ans de Mary L. Stone (au dernier rang, à gauche)
 Blondel chantant pour Coeur de Lion
 Jeune mère et enfants en Normandie
À Audubon park
 Livres d'Andersen
 Illustration livre d'Andersen
 Harper's weekly magazine
 Nuspreet (Hollande)