Gaston Paul Haag

Ecouen, 1er Mai 1877 – 18 Juin 1931, Ecouen

Gaston Haag fait partie d’une grande famille de peintres, puisqu’il est le fils de Jean-Pierre Haag et le gendre de Pierre Théophile Thomas, (il a épousé sa fille, le 17 Novembre 1910, Aline Augustine Suzanne, née à Paris XI°, le 9 Janvier 1883), tous deux peintres de l’Ecole d’Ecouen. Il peint ses premières toiles dès 1896 mais ne paraît pas avoir exposé au Salon de Paris. Son frère, Maurice, fut décorateur et son témoin lors de son mariage. On lui connait peu de tableaux. La collection de la mairie d’Ecouen en possède un: « Promeneur dans le bois d’Ecouen », daté de 1898. L’artiste s’est éteint place Jean-Le-Vacher, dans sa commune de naissance.

Haag fils propose de faire don d’une de ses oeuvres au conseil municipal qui l’accepte à l’unanimité.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXe siècle »

Jean-Pierre Haag

Elbeuf, 5 Novembre 1842 – 5 Mars 1921, Ecouen

Jean-Pierre Haag est le fils de Jean Haag, mécanicien allemand établi à Elboeuf et de Geneviève Maloizel. Il fait partie tout d’abord des peintres normands; il garde d’ailleurs une propriété dans la région. Il rejoint l’Ecole d’Ecouen en 1870 et s’établit au 29 de la rue de Paris (actuelle rue du Maréchal Leclerc).. Il devient l’élève de Pierre Edouard Frère et de Léon Dansaert. Il épouse peu après Ernestine Juliette Confais. ls auront plusieurs enfants dont Gaston. A leur baptême, on retrouve comme témoin les noms de Théophile Emmanuel Duverger, Auguste Schenck ou Charles Edouard Frère.

Il expose à Paris pour la première fois en 1870, avec un tableau intitulé « Intérieur de forge à Villiers-le-Bel » et s’y fait surtout connaître à partir de 1877. Il y est invité jusqu’en 1895. Il peint, lui aussi, la vie rurale, les petits métiers, les scènes de la vie quotidienne. Une de ses oeuvres, « Gardeuse d’enfants en Normandie » fut exposée en 1980 au Grand Palais. Elle se trouve aujourd’hui au musée de Louviers avec le « Jeu de dominos » qui, lui, fut exposé à Londres en Avril 1989.

En Octobre 1875, avec son épouse, il loue une maison au 36 de la route de Paris – Amiens, où un atelier de peintre existe déjà, celle-ci jouxtant la ruelle à Boudet. Selon un journaliste du Journal du dimanche du 17 Juillet 1902, il était aussi très érudit et intéressé par le patrimoine de sa commune: « Il possède de précieux documents sur le château qui dresse sa masse imposante non loin de chez lui« .

La toile « Vue des galeries de l’église Saint-Ouen » est offerte par son fils à la ville d’Ecouen.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXe siècle »

Jean-Pierre Haag
Eglise St Ouen de Rouen
Petit jardinier respirant le parfum d'une fleur
Le récital des élèves
Un moment de jeu
Le déjeuner d'anniversaire du père
Jean-Pierre Haag

Félix Justin Gardon

Choisy-le-Roi, 21 Novembre 1852 – 25 Novembre 1921, Ecouen

Issu d’une famille d’ouvriers verriers et faïenciers établis à Choisy-le-Roi, il commence sa carrière artistique comme peintre céramiste à Choisy-le-Roi et va à Limoges, son thème principal étant les fleurs, où il excelle. Il devient l’élève d’Emile Bellet et de Justin Marie Lequien (1796-1882). Il vient tardivement à Ecouen, à une époque où le mouvement artistique a perdu beaucoup de sa force et, de ce fait, il n’est pas le plus connu.

Il présente aux salons de Paris en 1882 et 1883 des natures mortes peintes sur faïence. Ces compositions sont au nombre de six. Chacune réelles est constituée de quatre carreaux alignés horizontalement et illustrés de motifs floraux. Il expose ensuite aux salons de 1890 à 1907 des toiles et des aquarelles consacrées presque exclusivement aux représentations florales.

Demeurant à Paris avec son épouse Anna Clauss, ils s’installent à Ecouen à partir de 1906, au 10, rue Jacques-Yvon, où l’on peut voir des carreaux aux couleurs un peu passées orner le dessus des fenêtres. Cette même année, il participe au salon des artistes français avec le Coin de parc qui lui vaut les honneurs et reste le plus célèbre des ses tableaux.

De son vivant, Gardon propose de faire don à la ville d’une de ses oeuvres, le conseil accepte. Plus tardivement, en 1922, son épouse offre une aquarelle et son portrait peint par Duffaud à la commune d’Ecouen.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXe siècle »

Charles Edouard Frère

Paris 2°, 10 Juillet 1837 – 2 Novembre 1894, Ecouen

Fils de Pierre Edouard Frère et de Suzanne Gabrielle Bosquet, il étudie d’abord avec son père puis avec Thomas Couture (1855-1879) et Alexandre Defaux (1826-1900). Il est aussi le neveu de Théodore Frère (1814-1888), l’orientaliste. Il expose au salon de Paris de 1861 à 1893 où il obtiendra deux médailles de deuxième classe. Il choisit pour thèmes les paysages puis les chevaux dans toutes leurs attitudes et notamment dans l’atelier de maréchal-ferrant. Ses toiles sont une mine de renseignements sur la maréchalerie dont il s’est inspiré.

Dans les années 1857, Charles Edouard Frère, avec son père, fréquente Charles François Daubigny (1817-1870). Ils se rencontrent souvent à l’ile de Vaux, près d’Auvers-sur-Oise et sur son bateau. D’ailleurs Léonide Bourges, passée par Ecouen, le représente sur une eau-forte à bord du Bottin de Daubigny. Il fut également un habitué des salons.

Le 8 Janvier 1874, par contrat de mariage, il apporte six tableaux, une maison sise à l’angle des rues du Château et de la Beauvette, de 34 a et 19 ca, et une autre, ruelle du Frou. Son épouse apporte un trousseau de 12 000 F et une rente. Le 20 Janvier 1874, il épouse Giulia Augustina Maria Robecchi, née le 3 Décembre 1855 à Paris 2° arrondissement, fille de Henry Robecchi, artiste peintre décorateur, et de Géromina Peviani, demeurant à Paris.

En 1879, il est élu conseillé municipal, il est très actif proposant entre autres un omnibus entre la gare et la mairie. Son père se retire du conseil municipal à ce moment.

Aux environs d’Ecouen, revenant d’une séance de travail sur le motif, Charles Edouard Frère décède tragiquement en chutant d’un char à banc dont les chevaux sont lancés à plein galop. Son décès annonce la fin de l’Ecole d’Ecouen.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXe siècle »

Batteuse à Frépillon
Ane
marché aux chevaux
Maréchal-Ferrant
La moisson
Cheval dans un champ

Charles Bertrand d’Entraygues

Brive, 14 Juillet 1850 – 11 Février 1929, Biot

Charles Bertrand d’Entraygues nait à Brive (Corrèze), au coeur de la France paysanne dont l’atmosphère et le décor seront déterminants dans l’évolution de sa carrière artistique. Toute son oeuvre sera centrée, en effet, sur la représentation d’intérieurs modestes, de scènes de famille et de jeux d’enfants. Les enfants de choeur, en particulier, lui inspireront de nombreux tableaux où la gaité le dispute à l’espièglerie.

Il acquiert les premières bases de sa formation aux Beaux-Arts de Toulouse avant d’entrer dans l’atelier d’Isidore Pils (1813-1875), à Paris.  Celui-ci fut l’un des artistes qui illustrèrent les horreurs du siège sanglant de Paris et les destructions occasionnées par la guerre. A son arrivée, la ville est encore ébranlée par le conflit franco-allemand.

A la mort de Pils, d’Entraygues s’installe à Ecouen, où il réside plus de vingt ans, quelque temps au 29, rue d’Ezanville, avant de s’installer 5, rue de l’Union (actuelle rue Aristide-Briand). Il entre dans la colonie des peintres (dont on ne sait si elle fut à l’origine de son choix pour Ecouen). A la même époque, il épouse Caroline Monnet, née à Villiers-le-Bel vers 1853, dont il aura quatre enfants.

Dès les années 1880, sa réputation s’appuie sur ses nombreuses représentations d’enfants, pleines de charme, d’humour et de légèreté. Comme beaucoup de ses collègues, il courtise également les collectionneurs américains qui représentent un débouché lucratif pour les peintres de genre français.

Il est un sujet qu’il affectionne particulièrement et qu’il traite de nombreuses fois avec beaucoup de bonheur, celui des enfants de choeur.

En 1906, il quitte Ecouen pour s’installer quelques temps à Vernon et il part ensuite à Biot, Alpes-Maritimes, où il décède.

Le Maître Improvisé

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXe siècle »

d'Entraygues en train de peindre
d'Entraygues dans son atelier
d'Entraygues_le poële
Le coup de Canon
Jeune femme au bouquet
Les garçons naissent dans les choux