July 2022

Who is Jules Poulain?

A member of our association bought, in the United States, a drawing by Pierre Edouard Frère representing a witch scaring a young woman. It was obviously an illustration for a book. On the back, there was a long text that was difficult to decipher, including the name of Dartmoor, followed by the mention « Jules Poulain – Present from Mr Edouard Frère – 1852« .
After a few minutes of attention, we discovered that it was an excerpt from the book « Dartmoor or the two sisters, scenes of English life« , written by Jules Poulain (1789-1878), which our buyer purchased. Disillusionment: no illustration in the book!

Our buyer, intrigued and eager to know more, contacted a local journalist from La Voix du Nord who had written a short article on this famous Jules Poulain, politician, writer and poet at times. He was appointed municipal councilor of Desvres from 1821 to 1825. During the revolution of 1848 he was sent as a representative of the territory to the National Assembly and then elected mayor of his city from 1855 to 1857. This was too little to establish a link with Pierre Edouard Frère.

That’s why our story of the month is an appeal to your detective skills. Help us to find out what the relationship between this writer and our painter or his wife, born in Boulogne-Sur-Mer, near Desvres, could have been. We are in the dark and have no news of the northern journalist!
We are counting on you!

The witch - Front view
The witch - Back view
The witch - Detailed view

Juillet 2022

Qui est Jules Poulain ?

Un membre de notre association s’est porté acquéreur, aux Etats-Unis, d’un dessin de Pierre Edouard Frère représentant une sorcière effrayant une jeune femme. C’était visiblement une illustration pour un ouvrage. Au dos, figurait un long texte difficile à déchiffrer incluant le nom de Dartmoor, suivi de la mention «Jules Poulain – Présent de Mr Edouard Frère – 1852 ».
Après quelques minutes d’attention, nous avons découvert qu’il s’agissait d’un extrait de l’ouvrage « Dartmoor ou les deux sœurs, scènes de la vie anglaise », écrit par Jules Poulain (1789-1878), que notre acquéreur se procura. Désillusion : aucune illustration dans le livre !

Notre acquéreur, intrigué et désireux d’en savoir plus, entra en contact avec un journaliste local de La Voix du Nord qui avait écrit un court article sur ce fameux Jules Poulain, politicien, écrivain et poète à ses heures. Il fut désigné conseiller municipal de Desvres de 1821 à 1825. Lors de la révolution de 1848 il fut envoyé comme représentant du territoire à l’Assemblée Nationale puis élu maire de sa commune de 1855 à 1857. C’était trop peu pour établir un lien avec Pierre Edouard Frère.

C’est pourquoi notre histoire du mois est un appel à vos qualités de détectives. Aidez-nous à retrouver quelle pouvait être la relation de cet écrivain avec notre peintre ou avec son épouse, née à Boulogne-Sur-Mer, proche de Desvres. Nous sommes dans le noir et n’avons pas de nouvelle du journaliste nordiste !
Nous comptons sur vous !

La sorcière recto
La sorcière verso
La sorcière détail

May 2022

Painters of the streets, streets of the painters

Ecouen has kept and still keeps the names of our painters for its streets:

Edouard Frère street runs down the length of the cemetery. A resistant, Jacques Yvon, occupies most of this street today. In the past, it started from the Place Le Vacher, which was also called « Place Edouard Frère ».

Auguste Schenck street owes its name to his widow, who obtained it in exchange for two paintings offered to the municipal art gallery. No more rue de la Beauvette!

Paul Lorillon was the son of the painter Jules Paulin Lorillon. A donation to the municipality made the street of Ezanville forgotten.

Emmanuel Duverger street replaced Rue de la Châtaigneraie, which was very close to the painter’s home and studio.

Paul Seignac, after having had the honor of giving his name to the street where he lived (Colette Rousset today), now occupies only a small piece of road towards rue Foch.

As for Paul Soyer, his street disappeared after the death of Mireille Zoude at the Liberation, victim of a German bullet. It was not far from his statue which stood in the courtyard of the old schools, now rue Aristide Briand. It was transported to the Tourelles manor when the Tourist Office was installed, on the way up to the castle. Even better than a street name, isn’t it?

But Léon Dansaert, who was mayor, is missing! An oversight to be repaired!

Edouard Frère street Past_Present
Auguste Schenck street Past_Present
Emmanuel Duverger street
Paul Seignac street
Paul Soyer statue

Mai 2022

Peintres des rues, rues des peintres

Ecouen a gardé et garde encore des noms de nos peintres pour ses rues:

La rue Edouard Frère descend le long du cimetière. Un résistant, Jacques Yvon, occupe aujourd’hui la plus grande part de cette rue. Autrefois, elle partait de la place Le Vacher, qui s’est appelée également « Place Edouard Frère ».
La rue Auguste Schenck doit ce nom à sa veuve, qui l’obtint en échange de deux tableaux offerts à la pinacothèque municipale. Finie la rue de la Beauvette !
Paul Lorillon était le fils du peintre Jules Paulin Lorillon. Un don à la commune fit oublier la rue d’Ezanville.
La rue Emmanuel Duverger remplaça la rue de la Châtaigneraie, toute proche de la maison-atelier du peintre.
Paul Seignac, après avoir eu l’honneur de donner son nom à la rue où il habitait (Colette Rousset aujourd’hui), n’occupe plus qu’un petit morceau de voie vers la rue Foch.
Quant à Paul Soyer, sa rue a disparu après la mort à la Libération de Mireille Zoude, victime d’une balle allemande. Elle se trouvait non loin de sa statue qui trônait dans la cour des anciennes écoles, aujourd’hui rue Aristide Briand. Elle fut transportée au manoir des Tourelles lors de l’installation de l’Office de tourisme, dans la montée vers le château. Encore mieux que le nom d’une rue, n’est-ce pas?
Il manque tout de même Léon Dansaert, qui fut maire! Un oubli à réparer !

Rue Edouard Frère passée_présente
Rue Auguste Schenck Passée_Présente
Rue Emmanuel Duverger
Rue Paul Seignac
Statue de Paul Soyer

April 2022 E

The woman’s day.

On the occasion of the Women’s Day, the municipality of Ecouen had the very good idea to paint in different places of the city the portraits of female personalities who have marked the town, in addition to photos of women of today.
We proposed two painters from our 19th century Ecouen School: Léonide Bourges, of whom we have just acquired a nice little painting (see our website) and Mary Cassatt, who made her debut with Pierre Edouard Frère and Paul Soyer in Ecouen. They were young then!
An excellent idea, which is also a mark of recognition for our association.

Léonide Bourges

Léonide Bourges (1838-1909)
She came to take painting classes with Pierre Edouard Frère in Ecouen, where she was reported with her parents in 1850. She remained there until 1873. Two years earlier, she met Charles Daubigny, whom she joined in Auvers-sur-Oise. From then on, she abandoned genre painting for landscape. We owe her a set of etchings dedicated to Daubigny. She is buried not far from van Gogh.

Mary Cassatt

Mary Cassatt (1844-1926)
She arrived in Paris in 1851, after a tour of Europe, and chose Ecouen in 1867, with paul soyer as her teacher, to perfect her skills. It was there that she painted the picture « La Jeune fille à la mandoline » which opened the doors of the Paris Salon to her. Her meetings with Edgar Degas and his friends will influence her artistic career: she will become the greatest American impressionist painter. But she will remain faithful to France, since she is buried in the Oise.

Avril 2022

La journée de la femme.

A l’occasion de la journée de la femme, la municipalité d’Ecouen a eu la très bonne idée de faire peindre à différents endroits de la ville les portraits de personnalités féminines ayant marqué la commune, en plus de photos de femmes d’aujourd’hui.
Nous avons proposé deux peintres de notre Ecole d’Ecouen du XIXe siècle : Léonide Bourges, dont nous venons d’acquérir un joli petit tableau (voir notre site) et Mary Cassatt, qui fit ses débuts avec Pierre Edouard Frère et Paul Soyer à Ecouen. Elles étaient jeunes alors !
Une excellente idée, qui est aussi une marque de reconnaissance pour notre association.

léonide Bourges

Léonide Bourges (1838-1909)
Elle vient suivre les cours de peinture avec Pierre Edouard Frère à Ecouen, où elle est signalée avec ses parents dès 1850. Elle y demeure jusqu’en 1873. Deux ans plus tôt, elle a rencontré Charles Daubigny, qu’elle rejoint à Auvers-sur-Oise. Dès lors, elle abandonne la peinture de genre pour le paysage. On lui doit un ensemble d’eaux-fortes dédiées à Daubigny. Elle est enterrée non loin de van Gogh.

Mary Cassatt

Mary Cassatt (1844-1926)
Arrivée à Paris en 1851, après un tour d’ Europe, elle choisit Ecouen en 1867, et Paul Soyer comme professeur, pour se perfectionner. C’est là qu’elle va peindre le tableau « La Jeune fille à la mandoline » qui va lui ouvrir les portes du Salon de Paris. Ses rencontres avec Edgar Degas et ses amis vont influencer son parcours artistique: elle va devenir la plus grande peintre impressionniste américaine. Mais elle restera fidèle à la France, puisqu’elle est enterrée dans l’Oise.