Janvier 2017

Deux peintres dans la même rue d’Ecouen

Il est étonnant de contater que deux artistes ont représenté le meme endroit du village d’Ecouen.
L’un, très connu est Jean-Baptiste COROT (1796-1875). Il peignit aussi, dans la region, les villages de Presles et d’Auvers-sur-Oise. Il demeura trois jours à Ecouen.
L’autre, Américain, est Joseph Foxcroft COLE (1837-1892). On connait de lui plusieurs autres tableaux représentant Ecouen. Il y résida plusieurs années, faisant partie de la Colonie des peintres.
Leur point commun est l’attrait pour le milieu paysan, que se soit pour les humbles demeures, les intérieurs pauvres ou les habitants eux-mêmes, adultes ou enfants. Dans leurs peintures, les tons changent selon les saisons mais la poésie est identique.

Christian Dauchel

Henry Bacon E

Haverhill (Massachusetts), 1839 – December 3rd 1912, Cairo (Egypt)

It is not known what exact training Henry Bacon received, but he was deemed competent enough to be the painter-reporter for « Leslie’s Weekly » during the Civil War (1861-1865).
Severely wounded, he arrived in Paris in 1864 and became a student of Alexandre Cabanel (1823-1889) and Jean-Léon Gérôme (1824-1904). He was one of the first American artists to be admitted to the Ecole des Beaux-Arts in Paris.

He discovered Pont-Aven in 1864 and brought American artists there: this was the beginning of the School.
He lived in Ecouen from 1866 to 1868 to attend the classes of Pierre Edouard Frère (1819-1886). Between 1867 and 1896, he exhibited a total of thirty-one paintings at the Paris Salons including, in 1879, « Burial at sea« . In 1874, he painted a scene of the village of Ecouen under Prussian occupation.

Henry Bacon intended his work primarily for the American market.
From 1880 onwards, Henry Bacon devoted himself mainly to the composition of maritime scenes, while at the same time working as a journalist for the Boston Daily Evening Transcript, for which he reported on various Parisian events, such as the visit of General Grant and the creation of the American Artists Association.
In 1897, Henry Bacon made his first trip to Egypt and, from 1899 on, he took up the habit of residing there in winter. He maintained a correspondence with Luigi Chialiva (1841-1914) and Ferdinand Heilbuth (1826-1889).
Honoré Daumier (1808-1879) offered him his painting « The Kiss« . He then settled in Barbizon. Jean-François Millet (1814-1875) gave him a torso of a young girl which he returned to his widow.

Henry Bacon then left France for London, and gradually abandoned oil painting to devote himself to watercolors.
Victim of a heart attack, Henry Bacon died in Cairo in 1912.
His wife then organized a large posthumous exhibition, consisting mainly of Orientalist paintings done during the last year of his life. This retrospective was shown in many American cities.

For further information, please read the book “L’Ecole d’Ecouen, une colonie de peintres au XIXe siècle” (bilingual French-English).

Washing lady in Etretat

Henry Bacon

Haverhill (Massachusetts), 1839 – 3 Décembre 1912, Le Caire (Egypte)

On ignore quelle fut l’exacte formation recue par Henry Bacon mais il fut jugé comme suffisamment compétent pour être le peintre-reporter de l’hebdomadaire “Leslie’s Weekly” pendant la guerre civile (1861-1865).
Gravement blessé, il arriva à Paris en 1864 et devint l’élève de Alexandre Cabanel (1823-1889) et de Jean-Léon Gérôme (1824-1904). Il sera l’un des premiers artistes américains à être admis à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.
Il découvre Pont-Aven en 1864 et y fait venir des artistes américains : c’est le début de l’École.

Il résida à Ecouen de 1866 à 1868 pour suivre les cours de Pierre Edouard Frère (1819-1886). Entre 1867 et 1896, il exposa un total de trente et un tableaux aux Salons de Paris dont, en 1879, “Burial at sea” (Funérailles à la mer). En 1874, il peignit une scène du village d’Ecouen sous l’occupation prussienne.
Henry Bacon destinait son travail essentiellement au marché américain.

À partir de 1880, Henry Bacon se consacra principalement à la composition de scènes maritimes, tout en exerçant une activité de journaliste pour le “Daily Evening Transcript” de Boston, pour lequel il relata divers évènements parisiens, comme la visite du Général Grant ou la création de l’American Artists Association.

En 1897, Henry Bacon effectua un premier voyage en Egypte et, à partir de 1899, il prit l’habitude d’y résider l’hiver. Il entretint une correspondance avec Luigi Chialiva (1841-1914) et Ferdinand Heilbuth (1826-1889).

Honoré Daumier (1808-1879) lui offrit son tableau “Le baiser”. Il s’établit ensuite à Barbizon. Jean-François Millet (1814-1875) lui offrit un torse de jeune fille qu’il rendit à sa veuve.

Henry Bacon quitta ensuite la France pour Londres, et délaissa peu à peu la peinture à l’huile pour se consacrer à l’aquarelle.

Victime d’une crise cardiaque, Henry Bacon mourut au Caire en 1912.
Sa femme organisa alors une grande exposition posthume, constituée pour l’essentiel de tableaux orientalistes peints durant la dernière année de sa vie. Cette rétrospective fut présentée dans de nombreuses villes américaines.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXe siècle »

Lavandière à Etretat

James Crawford Thom E

New York City, March 22nd 1835 – February 16th 1898, Atlantic Highlands, NJ.

James Crawford Thom was born on March 22, 1835, in New York City, the son of James Thom (1802-1850), a sculptor, and Jessie Thom (died 1868).
James married Louise Giles (died in 1881). They had a son named Salvatore Thom, born in France in 1865. They then had Ada (born in 1866), James (1867-1946), Blanche and Jessie, all four born in England. It is interesting to mention that Ada married Frank Hoffman, from New Jersey. They had four sons, one named Harold G. Hoffman, the future Governor of New Jersey. He became known as « the most corrupt Governor New Jersey has ever had.
James Crawford Thom studied at the Perth Amboy Artists Colony and then, in 1853, at the National Academy. He came to France with Corot and stayed at Ecouen at 13 rue de Paris. In the 1861 census, he is listed as Croquefort (misunderstood by Crawford). His paintings of children playing in the snow show the great influence of Pierre Edouard Frère. One of his paintings is titled « Study at Ecouen« . The style of genre painting is clearly visible in « Feeding the ducks » and « Circus scene« .
After the death of Louise Giles, James Crawford Thom remarried in 1884 to Sarah Bloodgood, the daughter of a horse-drawn carriage manufacturer.
From 1884 until his death, James Crawford Thom lived in Old Bridge, NJ. He died of pneumonia in Atlantic Highlands, NJ. He is buried in the family plot in Old Bridge Cemetery.

For further information, please read the book “L’Ecole d’Ecouen, une colonie de peintres au XIXe siècle” (bilingual French-English).

 Children with rabbit
3 sisters

James Crawford Thom

New York City, 22 Mars 1835 – 16 Février 1898, Atlantic Highlands, NJ.

James Crawford Thom est né le 22 Mars 1835, à New York City, fils de James Thom (1802-1850), sculpteur, et Jessie Thom (décédée en 1868).

James s’est marié avec Louise Giles (décédée en 1881). Ils ont eu un fils appelé Salvatore Thom, né en France en 1865. Ils ont ensuite eu Ada (née en 1866), James (1867-1946), Blanche et Jessie, tous les quatre nés en Angleterre. Il est intéressant de mentionner que Ada s’est mariée à Frank Hoffman, du New Jersey. Ils ont eu quatre fils, l’un s’appelant Harold G. Hoffman, le futur Gouverneur du New Jersey. Il est devenu célèbre comme étant “le plus corrompu des Gouverneurs que le New Jersey ait jamais eu”.

James Crawford Thom a étudié auprès de la Colonie d’artistes de Perth Amboy puis, en 1853, à l’Académie Nationale. Il vint en France auprès de Corot et séjourna à Ecouen au 13 rue de Paris. Dans le recensement de 1861, il est engistré sous le nom de Croquefort (incompréhension de Crawford). Ses peintures d’enfants jouant dans la neige montrent la grande influence de Pierre Edouard Frère. Une de ses peinture est titrée “Study at Ecouen” (Etude à Ecouen). Le style de la peinture de genre est clairement visible dans “Feeding the ducks” (Donnant à manger aux canards) et “Circus scene” (Scène de cirque).

Après la mort de Louise Giles, James Crawford Thom se remarie, en 1884, avec Sarah Bloodgood, fille d’un constructeur de voitures à chevaux.

A partir de 1884 et jusqu’à sa mort, James Crawford Thom vivra à Old Bridge, NJ. Il décèdera d’une pneumonie à Atlantic Highlands, NJ. Il est enterré dans le caveau familial du cimetière de Old Bridge.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXe siècle »

Enfants avec lapin
Les trois soeurs