Paris, 11 Novembre 1833 – 14 Juillet 1877, Ecouen

Ce peintre, moins connu que les autres artistes de l’Ecole d’Ecouen, présente une originalité quant à son nom. En effet, il a inversé son patronyme et pris l’un de ses prénoms Arnoux, peu commun, afin sans doute d’avoir un nom de peintre moins banal que Michel.

Il nait au village de Belleville (pas encore rattaché à Paris) et devient l’élève de Louis Cogniet (1794-1880), de Léon Dansaert et de Pierre Edouard Frère. Comme ses maîtres, il se faire remarquer par la facture réaliste de ses toiles, en particulier au salon de Paris de 1886 avec deux tableaux: la Lecture du Petit Journal de 1866 et la Jeune mère. Entre 1864 et 1877, une vingtaine de ses oeuvres est retenue pour le grand salon. Ses toiles représentent toujours des scènes de la vie quotidienne, la Leçon de lecture, la Cruche cassée, etc. , souvent inspirées par sa ville d’Ecouen, où sa présence, signalée dès 1873, est attestée lors du recensement de 1873: il est l’époux de Clémence Amélie Cochu.

Propriétaire, il habite au numéro 19 de la rue d’Ezanville (actuelle rue Paul Lorillon), une vaste demeure sur le côté droit de laquelle on peut voir encore aujourd’hui la belle verrière de son atelier. Bien intégré dans la communauté des peintres du village (Léon Dansaert est témoin à la naissance de l’un de ses enfants), il y meurt à 44 ans.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXème siècle »