Brive, 14 Juillet 1850 – 11 Février 1929, Biot

Charles Bertrand d’Entraygues nait à Brives (Corrèze), au coeur de la France paysanne dont l’atmosphère et le décor seront déterminants dans l’évolution de sa carrière artistique. Toute son oeuvre sera centrée, en effet, sur la représentation d’intérieurs modestes, de scènes de famille et de jeux d’enfants. Les enfants de coeur, en particulier, lui inspireront de nombreux tableaux où la gaité le dispute à l’espièglerie.

Il acquiert les premières bases de sa formation aux Beaux-Arts de Toulouse avant d’entrer dans l’atelier d’Isidore Ils (1813-1875), à Paris.  Son maître, Isidore Ils, fut l’un des artistes qui illustrèrent les horreurs du siège sanglant de Paris et les destructions occasionnées par la guerre. A son arrivée, la ville est encore ébranlée par le conflit franco-allemand.

A la mort de Ils, d’Entraygues s’installe à Ecouen, où il réside plus de vingt ans, quelques temps au 29, rue d’Ezanville, avant de s’installer 5, rue de l’Union (actuelle rue Aristide-Briand). Il entre dans la colonie des peintres (dont on ne sait si elle fut à l’origine de son choix pour Ecouen). A la même époque, il épouse Caroline Monnet, née à Villiers-le-Bel vers 1853, dont il aura quatre enfants.

Dès les années 1880, sa réputation s’appuie sur ses nombreuses représentations d’enfants, pleines de charme, d’humour et de légèreté. Comme beaucoup de ses collègues, il courtise également les collectionneurs américains qui représentent un débouché lucratif pour les peintres de genre français.

Il est un sujet qu’il affectionne particulièrement et qu’il traite de nombreuses fois avec beaucoup de bonheur, celui des enfants de choeur.

En 1906, il quitte Ecouen pour s’installer quelques temps à Vernon et il part ensuite à Biot, Alpes-Maritimes, où il décède.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXème siècle »