Ecouen et Barbizon

Dans la seconde moitié du XIXe siècle ont coexisté deux écoles de peinture célèbres, celle de Barbizon, dont le nom n’a pas été oublié, et celle d’Ecouen, dont plus personne ne parle dans les milieux autorisés.
Pourtant, à l’époque, on peut s’apercevoir qu’elles possédaient des liens importants, presque de complémentarité: peinture de payages d’un côté, peinture de genre de l’autre.
Ainsi des peintres comme Eugène Lambinet ou Jules Veyrassat, après avoir fait leurs premiers pas artistiques à Ecouen, ont choisi par la suite Barbizon, qui leur convenait mieux.
On se déplaçait aussi volontiers de l’un à l’autre site. Pierre Edouard Frère, fondateur de l’Ecole d’Ecouen a peint plusieurs tableau de la forêt de Fontainebleau. Alexandre Defaux, à l’inverse, est venu représenter « Un matin d’automne, près d’Ecouen », et a enseigné à Charles Edouard Frère, fils de notre peintre.
Beaucoup d’artistes également passaient de l’un à l’autre lieu : Citons le plus célèbre, Jean-Baptiste Corot, mais aussi Jean Ferdinand Chaigneau, Auguste Anastasi, Alexandre Véron, Emile van Marcke, william Babcock, Henry Bacon, Joseph Foxcroft Cole
Les cotes des artistes de chacune des communes se valaient. Retrouvera-t-on un jour cette égalité de traitement ? Nous continuerons de nous y employer par notre Association.

Matin d'automne près d'Écouen (Defaux)
Chêne dans forêt (Theodore rousseau)
Paysage de forêt (Théodore Rousseau)
Forêt de Fontainebleau (De la Pena)