Les jeunes années de Pierre Edouard Frère.

Le milieu familial destinait plutôt les trois fils à la musique. En effet leur père et leur grand-père étaient éditeurs de partitions. Le second, prénommé Jacques Charles, avait fait la renommée de la maison dès les années 1780, et surtout pendant la Révolution. Il fut un des tout premiers à diffuser des chansons sur des feuilles volantes de petit format vendues bon marché. Il fut surtout le principal éditeur de la Marseillaise, qui allait devenir l’hymne national, ainsi que des parodies comme « Le Retour du soldat ». On trouve dans son catalogue d’autres chants révolutionnaires, un hymne à Guillotin (inventeur de la guillotine), un autre à Rousseau (célèbre philosophe du Siècle des Lumières), témoignant d’une certaine adhésion aux idées de l’époque. Pierre Édouard a dû entendre l’évocation de ces années agitées puisque son grand-père, né le 29 mars 1750 est mort le 1er janvier 1828. Son père, Charles Antoine, marié à Marie Louise Thérèse Delormel et mort à Neuilly le 3 novembre 1858, a eu lui une carrière plus discrète, ce qui a peut-être éloigné de la musique les trois fils, baignant cependant dans un milieu artistique.

 ( Extrait de « Pierre Edouard Frère Biographie », ouvrage comprenant un livre d’or de la famille Frère, en vente sur notre site).

Les 9 muses
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