Debout face à l’occupant

Nous avons connu sur notre sol les rigueurs, pour ne pas dire plus, d’une occupation en 1870. Le village d’Ecouen en avait été une victime particulièrement malmenée avec des maisons saccagées (surtout celles des peintres), oeuvres d’art pillées, etc.

Face à cette « barbarie », deux hommes ne prirent pas la fuite: Pierre Edouard Frère et Auguste Schenck, les deux grandes figures des peintres d’Ecouen. Le premier cacha les tableaux de ses amis et, grâce à sa renommée internationale, évita des dégâts plus importants. Il obtint, par la suite, des aides financières de l’étranger pour la reconstruction du village. Le second, grâce à ses origines germaniques, facilita les relations avec l’ennemi dans la mesure du possible.

Les peintres d’Ecouen étaient de grands humanistes, sensibles à la misère des petites gens, et encore plus en temps de guerre. Avec leurs propres armes, ils opérèrent une forme de résistance à l’occupant.

Les évènements actuels nous font penser aussi à eux comme exemples de résilience et de courage.

Pierre Edouard Frère
Auguste Schenck