La belle histoire de la peinture en tubes:

Jusqu’au XIXe siècle, les peintres préparaient eux-mêmes leurs couleurs à partir de pigments en poudre d’origine végétale, minérale, chimique ou animale. Maurice Utrillo (1883-1955) utilisera de la fiente blanche de pigeon pour peindre les immeubles montmartrois. Ils devaient les mélanger dans des pots avec un liant soit à base d’huile, soit à base d’eau mélangée à de la gomme arabique, de la colle ou du jaune d’oeuf.
Certains peintres avaient imaginé de glisser ces préparations dans des vessies de porc, ce qui étaient peu pratique.
John Goffe Rand (1801-1873) était un peintre et inventeur américain. Il vécut et travailla à Boston, Londres et New York. Rand inventa et breveta le premier tube en étain pliant, fermé par une pince, permettant de stocker et d’utiliser ultérieurement les restants de peintures à l’huile sans qu’elles ne sèchent. En Septembre 1841, il breveta son invention aux USA, puis diverses améliorations de ce principe.
En France, c’est la maison Lefranc qui popularisa l’invention, en améliorant la fermeture grâce à un bouchon à pas de vis.
Les artistes allaient pouvoir partir à la campagne peindre « sur le motif », avec leur palette, leurs tubes et leur chevalet pliant que l’on devine dans le sac de Courbet (1819-1877) sur sa peinture « Bonjour monsieur Courbet ».
Auguste Renoir (1841-1919) a dit : « Sans la peinture en tubes, il n’y aurait pas eu d’impressionnisme ».
Merci Monsieur Rand !

Bonjour Monsieur Courbet (Gustave Courbet)
John Rand. Auto-portrait._c._1836
Vessies de porc & tubes Lefranc-Bourgeois
Tubes Lefranc-Bourgeois
Boite de tubes Lefranc-Bourgeois
Chevalet pliable 19ème