Une bonne ambiance

Sauf quelques « anciens » tenant le rôle d’enseignants ou de guides artistiques, la moyenne d’âge des peintres de l’École d’Écouen se situait aux alentours de la trentaine. Pendant leur séjour, certains y ont eu des enfants (Jean-Pierre Haag, Léon Dansert, Paul Seignac, James Champney, etc.), et y ont même marié, éventuellement, avec ceux d’autres peintres (la fille de Emmanuel Duverger avec André Dargelas, le fils de Pierre Edouard Frère avec la fille de Henry Robecchi).

A part une animosité signalée entre Pierre Édouard Frère et Émile Lambinet, peintre de passage à Écouen, qui avait traité sa femme de « vieille bique », nous n’avons pas connaissance d’autres conflits ouverts graves dans l’équipe.
Au contraire, les membres se soutenaient, surtout dans les évènements les plus tristes comme l’enterrement de l’épouse de John Todd ou l’exode de 1870.

La convivialité était une règle de base. A partir de 1865, Édouard Frère, dans sa nouvelle propriété, recevait ses collègues d’Écouen et ceux de passage pour des fêtes. Des américaines y découvrirent le grog. Le dimanche soir, Pierre Edouard Frère lisait des pièces de théâtre et sa femme chantait quelques œuvres personnelles. Bref, ce n’était pas la morosité.
Ils étaient même de fieffés lurons dans la vie courante mais aussi, quelquefois, sur la toile de leurs peintures. Voir quelques exemples ci-joint.