William Bouguereau à Écouen
William Bouguereau (1825-1905) fut, sans conteste, un des peintres les plus renommés de la seconde moitié du XIXe siècle. Il connut tous les honneurs, avant que sa peinture, et plus spécialement ses nus académiques, ne soit qualifiée « d’art pompier ».
Bien que ce qui a assuré son succès fut très éloigné de la peinture de genre, il est intéressant de constater, après recherches, qu’il a noué des liens importants avec les peintres de l’Ecole d’Ecouen.
On remarque tout d’abord qu’un de ses fils est décèdé, dans la commune, le 19 juillet 1875. JohnTodd et un certain Andrews étaient ses témoins. Il était donc déjà en contact avec les artistes de l’École d’Écouen, en particulier avec Paul Seignac, dont le fils Guillaume Seignac deviendra un de ses élèves quelques années plus tard (voir l’histoire du mois de mai). Ils se sont sans doute rencontrés quelques années plus tôt à Bordeaux, ville de naissance de Paul Seignac et où Bouguereau fut élève à l’école des Beaux-Arts.
Plus surprenant encore: lors de l’enterrement de Pierre Edouard Frère, le 23 mai 1886, il est l’un des quatre peintres qui tiennent « les cordons du poêle » sur le cercueil de l’artiste écouennais, et c’est même lui qui prononce l’oraison funèbre sur la tombe, au cimetière municipal.
Qui plus est, le 18 novembre 1893, il achète la maison « LABOR »de Paul Seignac au 8, rue de l’Abreuvoir (Colette Rousset aujourd’hui), avec ses 1200m2 de terrain, pour 25 000 francs.
On mesure donc, par cette illustre présence répétée, l’importance et la notoriété du nom de la ville d’Écouen, à l’époque de Pierre Edouard Frère, dans le monde de l’Art.

Maison Paul Seignac_gravure porche
Bouguereau
La Charité _Birmingham Museums Trust
Guillaume Seignac_autoportrait
Maison Paul Seignac