Auguste Schenck et l’Auvergne
On sait qu’Auguste Schenck aimait se rendre en hiver tous les ans en Auvergne pour y peindre ses moutons à la laine brune épaisse, dans les frimas. C’était même devenu une figure locale du côté de Royat !
Le 2 octobre 1884, un incendie ravagea le petit village de Montgreleix : profitant de l’absence des adultes partis à la foire d’Allanche, deux gamins mirent le feu à un toit de chaume, et très vite les flammes gagnèrent toutes les maisons de la commune, aucune personne valide n’étant là pour tenter de le stopper. On dit même qu’une cloche de l’église fondit.
On reconstruisit un village, avec l’aide des uns et des autres, la solidarité aidant. On pensait que la société « La Soupe aux choux d’Auvergne », regroupant à Paris des expatriés, et des amis (dont Auguste Schenck), viendrait apporter une contribution financière à ces malheureux. Mais il n’en fut rien.
Devant cet abandon difficile à comprendre, notre peintre d’Écouen proposa d’offrir un de ses tableaux aux sinistrés. Preuve de sa grande générosité, jamais démentie !
Nous devons à M. Roger Girard la relation de ces événements dans son « Journal d’un auvergnat à Paris ».