Bottin avec un ou deux T  ?

Nous savons grâce eaux-fortes de Léonide Bourges que Pierre Edouard Frère et son fils étaient amis avec Charles Daubigny. En effet sur deux d’entre elles, leurs noms sont cités. L’une, en particulier nous les montre sur le fameux Bottin du peintre d’Auvers-sur-Oise.
Daubigny avait fait construire un bateau sur lequel il peignait au fil de l’eau, sur l’Oise, sur la Seine… Le premier nom donné en 1856 ne portait qu’un seul « t », déformation d’un mot flamand « botkin », petite boite : c’est le surnom péjoratif crié par un marin sur sa péniche, gêné par l’embarcation.
Plus tard, en 1868, Daubigny en fit construire un second, plus grand, toujours nommé bottin, mais cette fois avec 2 « t ». Son fils Karl, peintre également, l’accompagnait régulièrement ; on le voit figurer d’ailleurs près de P.E. Frère sur l’eau forte de Léonide Bourges. Ironie du destin : Karl mourut le même jour que le fondateur de l’Ecole d’Ecouen.