Angoulême, 13 Mars 1841 – Novembre 1906, Tunis

Tout d’abord élève d’Edward May (1824-1887), il le seconde dans la décoration de l’hôtel de ville d’Angoulême, puis il vient ensuite à Paris étudier le dessin et la gravure. Après avoir fait de la peinture décorative, Eugène Sadoux s’emploie à dessiner des bois édités par différentes publications. On peut voir ainsi ses croquis dans le Magasin pittoresque, le Monde illustré ou l’illustration. C’est grâce à une qualité précieuse qu’il se fait très vite remarquer. il est capable de réaliser des copies d’une parfaire exactitude ce qui donne à ses oeuvres un très grand intérêt documentaire.

Le thème de ses gravures est très varié: des monuments historiques, bien entendu, mais aussi les maisons rustiques, les chapiteaux d’églises, également de simples portes de bois. Parmi ces dessins, certains sont irremplaçables pour la connaissance du patrimoine, tels les gisants de l’église Sainte Croix de Parthenay, unique témoignage de ce qu’ils étaient au moment de leur découverte (1853) et avant restauration. Il en est de même de ses aquarelles des fresques de la commanderie de Cressac-Saint-Genis (Charente) dont certains éléments n’existent plus aujourd’hui.

On connait  d’Eugène Sadoux au moins quatre gravures du château d’Ecouen, mais aussi des aquarelles et des eaux-fortes d’Ecouen qu’il exécute pour les « Environs de Paris » de Georges Cain de 1911.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le livre « L’Ecole d’Ecouen – une colonie de peintres au XIXème siècle »