Le “Petit journal” a été créé en 1863 par Moïse Polydore Millaud. C’était un journal du soir qui était vendu par des crieurs. Vendu 5 centimes à ses débuts, il devint le journal le plus populaire de France:
– 300 000 exemplaires en 1870
– 1 million en 1890
– environ 2 millions en 1895 (plus fort tirage mondial !)

Spécialisé dans les faits-divers et se voulant apolitique, il était très lu aussi à Ecouen, et son titre est évoqué dans un tableau de Michel Arnoux de 1866. Il fut supplanté par la suite par Le Petit parisien et cessa de paraitre en 1949.

Un article du Petit Journal du 25 février 1870 révèle la solidarité existant entre les peintres d’Ecouen.
Un de ses journalistes, L. Raymond, demanda à son Directeur d’insérer le récit de l’évènement dont il avait été témoin dans le village: « La colonie artistique d’Ecouen, si nombreuse et si intéressante pour les hommes de talent qui la composent, vient d’être attristée par la mort de Mme Todd, la femme du peintre des fleurs, dont les tableaux ont été remarqués aux dernières expositions du palais des Champs-Elysées. Mme Todd n’avait que vingt-quatre ans. Depuis longtemps elle souffrait d’un mal qui ne pardonne pas. Tous les artistes d’Ecouen ont tenu à donner à leur camarade et ami une preuve de sympathie. Ils ont suivi, les larmes aux yeux, le convoi de Mme Todd. J’ai remarqué MM. Couture, Schenck, Soyer, Otto Weber, Frère père et fils, Duverger, Aufray, Dansaert, Hugot, Seignac. »

On notera la proximité de Thomas Couture, qui habitait Villiers-le-Bel, avec les peintres d’Ecouen.